Journal du colloque
"Les nouveaux outils de gestion de l'espace géographique"

 

Le colloque a été un succès tant au niveau de la qualité des interventions que de la pertinence des questions du public. Le public a été accueilli par nos hotesses de choc, Sandrine Barbié et Rose Lafforgue, qui se sont dépensées sans compter pour que tout se passe bien !

 

Après l'introduction de la journée par Pierre Clergeot, président de Services Géographiques, le 1er thème sur l'utilisation des S.I.G. sur Internet a remporté un vif succès auprès du public.

 

La première intervention a été faite par Damien Lepoutre de la société GEOSYS concernant la mise en place d'échanges de données sur Internet entre les exploitants agricoles et les gestionnaires des informations spatiales sur leur domaine agricole. L'avantage pour l'exploitant est de ne pas se soucier de la création, de la mise à jour des données et de pouvoir les consulter par le biais d'une interface simple.

L'intranet de la mairie de Toulouse était le sujet de la deuxième intervention. Georges Monnot, responsable S.I.G. de la mairie, a montré l'utilité de la mise en réseau des données géographiques de Toulouse pour les services administratifs et techniques.

La dernière intervention de ce 1er sujet a permis de voir un produit développé par la société Scot GeoOnLine. C'est un ensemble d'outils permettant la visualisation et l'édition de données géographiques (vecteurs, rasters) dans un navigateur web standard de manière très simple. Ce type d'application serveur web carto simple va permettre la démocratisation et le développement des S.I.G. sur Internet.

Les questions du public furent nombreuses. M. Monnot de la mairie de Toulouse, notamment fut beaucoup sollicité !

 

Le deuxième thème abordé fut l'utilisation des S.I.G. mobiles.

Olivier Gauly, responsable S.I.G. de la mairie de Gaillac, et Marc Junet, des Services Industriels de Genève, ont montré l'intérêt de l'utilisation quotidienne des S.I.G. sur le terrain pour la mise à jour et l'exploitation des données géographiques.

Les questions du public ont porté sur le couplage d'un S.I.G. mobile et d'un GPS et les deux intervenants ont été d'accord pour dire que le GPS ne leur apporterait pas grand chose de plus et était limité en milieu urbain (problème de réception).

La pause déjeuner fut l'occasion de rencontres autour d'un buffet.

La 3ème conférence portait sur l'intérêt et les applications de la 3D dans les S.I.G.

Cette conférence a commencé par un exposé de Philipe Gerbe, d'IGN aménagement-environnement, qui après avoir défini les différents types de 3D, a montré plusieurs cas d'application de la troisième dimension dans les SIG. Selon lui, la 3D permet de rendre l'information géographique plus attrayante pour les élus ou les décideurs.

Puis Antoine Huguet, de la société Istar, nous a présenté l'application de technologies récentes pour la cartographie 3D du grand canyon du Colorado.

Enfin, Jean-Christophe Loubet, de la société Orodia, nous a montré l'utilisation de la 3D comme outil d'aide à la décision dans la gestion des domaines skiables. Ce " Sim City scientifique " nous a permis de mieux comprendre l'intérêt de la 3D dans un SIG.

Table ronde "Quels métiers pour les S.I.G. de demain"
Participants à la table ronde :

De gauche à droite : Pierre Clergeot, Françoise de Blomac, Patrick Bézard-Falgas, Michel Kasser, Frédéric Pouget, Gilbert Saint et Claude Rousselot.

Après avoir abordé les aspects techniques au cours de la journée, nous avons souhaité que la table ronde soit l'occasion d'élargir le débat sur des questions de fond qui nous paraissent essentielles. Pierre Clergeot a animé cette table ronde pendant environ deux heures et a sollicité les intervenants sur des problématiques concernant les métiers liés aux SIG et la formation nécessaire, aussi bien pour les techniciens que pour les ingénieurs.

L'image clef qui a été utilisée par l'ensemble des intervenants est celle de la voiture : quand on apprend à conduire, c'est indépendant de la marque ! Mais on a toujours besoin d'auto-écoles, de garagistes et … de formation pour garagistes ! Il ne faut donc pas perdre de vue que le SIG reste un outil et qu'il est indipensable de savoir ce que l'on veut en faire. Il conviendrait alors mieux de parler de technicien de l'information géographique plutôt que de technicien SIG.

Il est apparu qu'outre les aspects techniques traditionnels, toute formation dans le domaine des SIG, quel que soit son niveau, doit insister sur la qualité des données, le géoréférencement et … la communication. Un métier en émergence semble être celui de " coordonnateur " ou de " fédérateur ", capable de réunir tous les acteurs de l'information géographique pour une action locale.

Autre constat : nos métiers souffrent d'une mauvaise connaissance du grand public et d'un manque de sensibilisation des élèves de l'enseignement secondaire. Alors que faire ? Attendre que l'exemple vienne d'en haut ou privilégier les initiatives locales ? Vu le succès du forum géomatique de Gaillac, la deuxième solution semble la plus porteuse de réussite.

Intervention d'Olivier Gauly sur le rôle des acteurs de l'information géographique pour sensibiliser le public au S.I.G.

Le colloque s'est terminé par un apéritif offert par l'Association des Anciens Etudiants de Services Géographiques - EPTEGE :

 

Pendant tout la durée du colloque, les étudiants de la formation de Technicien Supérieur Spécialisé en S.I.G. ont montré (dans la bonne humeur) le résultat de leurs travaux de l'année :